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Verset du Jour

Les 7 Dispensations

  • Published: Tuesday, 01 September 2015 14:31
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7) LA DISPENSATION DU ROYAUME

 (Ap 20.4) 

Introduction

  Le mot Apocalypse vient du grec apocalupsis qui signifie action de dévoiler, de faire connaître ce qui était caché ou inconnu. Le motApocalypse veut dire littéralement Révélation selon Ap 1.1. 

Elle part de l’avènement de Christ ou de sa seconde venue en gloire sur la terre et s’achèvera par l’écrasement définitif de Satan, de la Bête, du Faux prophète et du jugement dernier devant le grand trône blanc (Mt 24.30 ; Ap 20.2-6,10-15). 

Note : le mot grec Parousia ou avènement traduit en français parousie signifie l’arrivée, la visite, la présence personnelle d’une personne (1Th 3.13 ; 4.15 ; 5.23, 2 Ti 4.8 ; Jas 5.8).

Ainsi, l’avènement de Christ sera accompagné des anges et de son Église, afin d’instaurer son règne millénaire avec Israël restauré et rétabli suite à sa repentance envers Dieu. Il convient d’ajouter à cet endroit tous ceux qui auront survécus au cours de la Grande tribulation : 

Ø     une partie d’Israël (Ap 7.1-4)  

Ø     ainsi qu’une multitude innombrable d’êtres humains de toutes nations (Ap 7.9-14). Ils font partie des sauvés.

Espérance Messianique

  C’est la dernière des périodes où Dieu règlera les conditions de vie des hommes sur la terre. Elle débutera par l’instauration du royaume promis à David, l’espérance messianique selon 2Sa 7.16 et Ps 89.36-38. Le Seigneur Jésus-Christ est considéré comme le plus grand Fils de David et il règnera sur la terre comme Roi des rois, Seigneur des seigneurs pendant mille ans. Il associera à son règne les saints de tous les temps (Ap 3.21 ; 5.9-10 ; 11.15 ; 15.3-4 ; 20.6).

Le royaume de Dieu

  Par définition le royaume est un état gouverné par un roi. Ainsi, le royaume de Dieu ou encore le royaume des cieux est la sphère où Dieu règne en souverain, où sa volonté est respectée et accomplie (Ps 103.19 ; 19 Mt 6.33). Dans ce sens, le royaume est toujours présent. Les deux expriment le même concept.  

Note : L’expression royaume de Dieu désigne avant tout l’ensemble des croyants qui sont nés de nouveau (Jn 3.3,5-7) en opposition avec l’expression royaume des cieux qui englobe tous ceux qui à juste titre ou non, se réclament de Christ sur la terre présentement (Mt 13.11-15). Il est utile d’en faire la différence pour une bonne compréhension de l’Écriture

Ø     Ces deux expressions royaume de Dieu et royaume des cieux peuvent être interchangeables suivant le contexte, simplement parce qu’elles ont en commun de nombreux caractères. Dans ce cas, le royaume des cieux désigne le domaine terrestre du royaume de Dieu.  

Ø     Cela signifie que la souveraineté de Dieu se manifeste dans ces deux sphères actuellement. Cependant, son règne s’exercera tout particulièrement au cours des mille ans à venir (Ap 2.27 ; 11.15), puis il subsistera pour toujours dans sa forme éternelle (Ps 145.13 ; Da 7.14 ; Lu 1.31-33 ; 1Ti 1.17). 

Ø     L’expression royaume des cieux est surtout mise en évidence avec Matthieu qui se réfère au gouvernement céleste, c’est-à-dire du règne du Dieu des cieux sur la terre actuellement (Mt 13.52). En effet, le thème principal de Matthieu est le royaume de Dieu ou le royaume des cieux.

Ce thème principal se développe en 5 discours de Jésus :

  Ø     Mat ch 5-7 fait allusion à la loi du royaume.

Ø     Mt ch 10.5-42 fait allusion à la prédication du royaume

Ø     Mt ch 13.3-52 fait allusion à la croissance du royaume.

Ø     Mt ch 18.3-35 fait allusion à la communion du royaume.

Ø     Mt ch 24 à 25 fait allusion à la perfection du royaume.

 Autrement dit, le royaume de Dieu est le gouvernement divin dans sa plénitude de gloire. Pour mieux préciser, disons que le royaume des cieux se révèle sous 3 aspects principaux : 

Ø     Dans les réalités immédiates de la vie terrestre de Jésus il était proche (Mt 4.17,23). Ce royaume était proposé en la personne du Roi, dont Jean-Baptiste fut le précurseur (Mt 3.1-3). 

Ø     Dans son expression actuelle, il est présenté en 7 mystères selon Mt ch 13, caractérisant le gouvernement tel qu’il s’exerce sur la terre entre les 2 venues du Seigneur Jésus-Christ (Mt 13.11). 

Note : D’après les Écritures, un mystère est une vérité cachée auparavant que Dieu révèle en partie dans le temps présent. 

Ø     Dans sa forme future, il s’accomplira quand Christ reviendra sur la terre. Ce sera le royaume millénaire mondial selon Da 2.44-45, et l’alliance faite avec le roi David (2Sa 7.16). Ainsi, le royaume des cieux dans sa forme millénaire appartient à l’avenir et sera entièrement instauré par l’avènement en gloire du Roi (Mt 24.30 ; Ac 15.15-18). 

Ø     Cette dernière référence biblique est en rapport avec Israël repentant, restauré et rétabli, ainsi que ceux d’entre les nations qui survivront au cours de la Grande tribulation selon Ap 20.4, et qui participeront à la dernière phase de la première résurrection. 

Enfin, pour bien comprendre en quoi consiste le royaume de Dieu comme cela sera examiné plus loin avec la dispensation du royaume , le royaume de Dieu nous est révélé dans toutes les Écritures sous 7 aspects différents. Il est la fois est à la fois passé, présent et futur : 

Différents aspects du royaume dans toutes les Écritures

  Ø     Le royaume de Dieu en tant que Créateur de toutes choses (Ge 1.1,27-28 ; Ne 9.6 ; Ps 47.8-9 ; 93.1-2 ; Da 7.14, 27).  

Ø     Le royaume de Dieu en relation avec Israël son peuple (Ex 19.5-6). 

Ø     Le royaume de Dieu annoncé par les prophètes (Esa 9.5-6 ; Mic 5.1 ; Ps 145.11-13). 

Ø     Le royaume de Dieu offert et rejeté par le peuple Juif lors de la première venue de Jésus, le Messie promis (Mt 23.37-39 ; Jer 18.36-37 ; 19.15). 

Ø     Le royaume de Dieu reçu et caché dans les cœurs (Mt 6.33 ; Ro 14.17 ; Col 1.13).  

Ø     Le royaume de Dieu glorieux établi par son Fils Jésus-Christ sur la terre pendant son règne millénaire (Esa 2.2-5 ; Ap 20.1-6). 

Ø     Le royaume de Dieu éternel et universel dans le ciel (1Co 15.24-28 ; Ap 22.3-5). 

Note : Remarques complémentaires en relation avec le royaume sur la double face du royaume de Dieu :

Ø     le royaume en qualité d’état d’âme : dans ce sens il est individuel, spirituel, présent et invisible (Mt 12.34 ; Lu 6.20 ; 12.31-32 ; 17.20-21).  

Ø     le royaume en qualité d’ordre de choses : dans ce sens il est collectif et futur. Ainsi, il sera visible et manifeste :  

La récompense sera accordée par Jésus aux apôtres dans le royaume (Lu 22.28-30). Le jugement des personnes membres des nations aura lieu lors de l’avènement de Christ sur la terre (Mt 25.31-34, 46).  

LA DISPENSATION DU ROYAUME

  (Ou le règne de Christ sur la terre pendant mille ans).

1) Le fait du millénium.

 Il s’agit principalement de la restauration future du royaume théocratique. La signification du mot millénium provient du latin mille etannus, période durant laquelle la terre aura retrouvé sa félicité première (Ap 20.4-6). Selon les Écritures, le règne millénaire de Christ sur la terre sera littéral, personnel, visible et réel (Sop 3.8-20 ; Za 12.8). 

Nous remarquons qu’au cours de l’histoire de l’Église, les hommes ont défendu 3 conceptions différentes à propos du millénium ou 3 points de vue : 

Ø     le post-millénarisme : les défenseurs de cette théorie affirment que grâce à la prédication de l’évangile, le monde finira par embrasser la foi chrétienne pour devenir une société universelle de saints. En effet, tout en croyant à un millénium littéral, ces personnes sont dans l’erreur pour la simple et bonne raison que les Écritures déclarent formellement que le monde s’enfoncera toujours plus dans le mal et l’impiété avant la seconde venue en gloire de Christ. Cf 1 T 4.1 ; 2 T 3.1-5.

  Ø     l’a-millénarisme : pour les tenants de cette interprétation, il n’existe pas de règne de mille ans au sens littéral. Ils estiment que l’Église du Nouveau Testament a hérité de toutes les prophéties et de toutes les promesses spirituelles de l’Ancien Testament.

En effet, ces personnes ne tiennent pas compte des prophéties qui s’appliquent uniquement et essentiellement à Israël dans le futur. Un exemple parmi beaucoup d’autres nous est signalé dans Esa 11.6-10.

  Ø     le pré-millénarisme : cette doctrine enseigne clairement que Jésus-Christ reviendra juste avant le millénium, sur les nuées du ciel lors de l’enlèvement de l’Église (1Th 4.16-17) suivi du Tribunal de Christ (2Co 5.10) pour aboutir aux Noces de l’Agneau (Ap 19.7-8).

C’est seulement lors de son avènement sur la terre, suite aux jugements apocalyptiques qui déferleront sur la terre, que Christ instaurera son règne glorieux et personnel pour une durée de mille ans. C’est, à notre avis, la seule interprétation valable qui soit fondée d’une manière scripturaire sur les Écritures (Ap 20.1-6).  

2) Le but du millénium.

  Il s’agit principalement de la restauration de l’autorité divine sur la terre et sur toutes choses

Ø     .de récompenser les saints de Dieu (Ps 58.12 ; Mt 5.12 ; 16.27 ; 25.34).

Ø    d’exaucer la prière des croyants (Mt 6.10 ; Lu 11.2).

Ø    de racheter la création (Ro 8.19-22). 

Et d’accomplir les promesses de 3 alliances principales :  

Ø     L’alliance avec Abraham (Ge 12.1-3 ; 17.8).  

Ø     L’alliance avec David (2Sa 7.16 ; 23.5). dont la promesse ici est triple : 

Ø     le trône de David serait éternel (Ps 89.36-38)

  Ø     le royaume de David serait éternel (2Sa 7.13)  

Ø     le roi issu de David régnerait éternellement (Lu 1.31-33)  

Ø     La nouvelle alliance (Jer 31.31-34 ; He 8.7-12). D’après ces références :  

Ø     Dieu pardonnerait à Israël ses iniquités et oublierait ses péchés (Jer 31.34)) 

Ø     Dieu leur donnerait un cœur nouveau, un esprit nouveau (Eze 36.26)  

Ø     Dieu se servirait d’Israël pour évangéliser les nations païennes (Esa 66.18-19) 

.Nous voyons que ces prophéties concernant le Seigneur Jésus-Christ sont résumées par Pierre (1Pi 1.11). 

 En ce qui concerne les croyants (Ro 8.18 ; 2Ti 2.12 ; 1Pi 1.12-13 ; 4.13).

3) Les noms attribués au millénium 

Ø     le monde à venir (He 2.5) 

Ø     le royaume des cieux (Mt 5.10) 

Ø     le royaume de Dieu (Mr 1.15) 

Ø     le dernier jour (Jn 6.40)  

Ø     le rétablissement de toutes choses (Mt 19.28 ; Ac 3.21) 

Ø     le jour de Christ (1Co 1.8 ; 2Co 1.14 ; Php 1.6 ; 2.16) 

4) Les préfigurations du millénium dans l’Ancien Testament :

Ø     le sabbat (Ge 2.2-3) en relation avec Dieu le créateur de toutes choses.  

Ø     le sabbat (Ex 20.9-11) en relation avec Israël après 6 jours de travail.  

Ø     le sabbat (Le 23.15-16) en relation avec Israël après 6 semaines de travail.  

Ø     le sabbat (Le 23.24-25, 27, 34) en relation avec Israël après 6 mois de travail, et qui conduisit le peuple aux fêtes des trompettes, des expiations et des tabernacles (ou les huttes), auxquelles le septième mois était consacré (Le 23.23-44)  

Ø     l’année du jubilé (Le 25.10-12) 

Ø     le repos promis (Jos 22.4 ; Heb 4.8-10)  

Ø     le règne de Salomon (ceci pour plusieurs raisons) :

  Ø     A cause de son étendue (1Ro 4.21)  

Ø     A cause de la sécurité qu’il offrait (1Ro 4.25) 

Ø     A cause de sa grande sagesse (1Ro 4.29-30,34) 

Ø     A cause de ses richesses en grandes quantités (1Ro 10.23) 

5) La nature du millénium 

(Ce qui caractérisera le règne millénaire de Christ). 

D’une manière générale, cette période sera essentiellement caractérisée par la paix, la justice, la joie, la prospérité, la longévité, la santé, la félicité et le repos.  

Ø     la paix (Esa 9.5-6 ; Eze 34.25 ; Za 9.10) 

Ø     la joie (Esa 12.3, 6 ; Jer 31.13 ; Sop 3.14, 17) 

Ø     la sainteté (Esa 52.1, Joe 3.17)  

Ø     la gloire (Esa 4.2 ; 35.2 ; 40.5) 

Ø     la consolation (Esa 40.1-2 ; 49.13 ; Ap 21.4)  

Ø     la justice (Esa 9.6 ; 11.5 ; Jer 23.5)  

Ø     la connaissance (Esa 11.9 ; 54.13 ; Hab 2.14)  

Ø     l’instruction (Esa 2.2-3 ; 29.23-24 ; Mic 4.2) 

Ø     la suppression de la malédiction (Esa 11.6-9 ; 35.9-10)  

Ø     la maladie sera supprimée Esa 33.24 ; Jer 30.17 ; Eze 34.16)  

Ø     la guérison des infirmes (Esa 35.3-6 ; Mic 4.6-7) 

Ø     la protection (Jer 23.6 ; Joe 3.16-17)

  Ø     la délivrance de toute oppression (Esa 14.3-6 ; 49.6-9)  

Ø     la longévité de la vie (Esa 65.20)

  Ø     le travail (Esa 65.21-23 ; Eze 48.19) 

Ø     la prospérité économique (Joe 2.21-27 ; Am9.13-14)

  Ø     la purification du langage (Sop 3.9)  

Ø     le culte unique (Za 8.23 ; 14.16, Ap 5.9-14)  

Ø     la présence manifeste de Dieu (Eze 37.27-28 ; Za 2.10-13 ; Ap 21.3)  

Ø     la plénitude de l’Esprit (Esa 44.3 ; 59.19, 21 / Eze 36.26-27 ; 39.29)  

Ø     la pérennité du millénium (Esa 61.8 ; Jer 32.40 ; Eze 16.20) 

6) Les sujets du millénium

 Présentés sous 2 aspects différents.  

Ø     aspect négatif en général (Esa 11.4 ; Za 8.16-19 ; Ap 2.27)  

Ø     aspect positif en général, soit ceux qui règneront avec Christ : 

Ø     Israël sauvé, restauré et rétabli (Esa 62.2-5)  

Ø     Israël élevé au-dessus des nations (Esa 61.6-7)  

Ø     Israël deviendra le témoin de Dieu durant le millénium (Esa 43.10-12 : Sop 3.20)  

Ø     Les païens sauvés suite à la Grande tribulation (martyrs) (Esa 2.4 ; Ap 5.9-10)  

Ø     L’Église du Seigneur Jésus-Christ (1Co 6.2 ; AP 2.26 ; 3.21)  Ø     Les anges élus (He 1.13-14 ; 2.7 ; 12.22) 

7) Le Roi du millénium

 Le Seigneur Jésus-Christ sera le monarque suprême au cours de son règne millénaire(Jér 30.9 ; Eze 34.23 ; Os 3.5) 

Dans son gouvernement, il sera aidé par : 

Ø     l’Église (1Co 6.3)  

Ø     les apôtres (Mt 19.28)  

Ø     des princes (Esa 32.1) 

Ø     des juges (Esa 1.26)

8) Le temple du millénium à Jérusalem

Ø     la ville de Jérusalem deviendra un centre spirituel d’adoration (Esa  2.2-3 /  Mi 4.1-2 /Eze 48.35) 

Ø     le temple avec son culte (Esa 2.3 ; Ag 2.7-9)  

Ø     le temple avec ces différents services : 

Ø     La sainte offrande ou le partage de la Palestine avec les 12 tribus d’Israël (Eze 37.26-28 ; Mic 4.1-2) 

Ø     Le sacerdoce prévu sous un nouveau jour (Eze 43.19 ; 44.15)  

Ø     Son prince (Eze 45.22 ; 46.16) 

Ø     Ses sacrifices (Esa 56.6-7 ; 60.7 ; Jer 34.17-18 ; Za 14.20-21).

 Bien entendu, ces sacrifices ont pour but essentiel de rappeler la nécessité de la nouvelle naissance, de leur montrer la valeur inestimable du prix du salut de Dieu en Jésus-Christ, de souligner en même temps le caractère ignoble du péché, et d’illustrer la sainteté de Dieu. 

9) La révolte finale de Satan

 L’Écriture nous enseigne que la « dispensation du Royaume » dans sa forme future aboutira inexorablement et se terminera par l’ultime rébellion de Satan d’anéantir Dieu lui-même s’il le pouvait. Sa dernière tentative de séduire à nouveau les nations sera littéralement écrasée et anéantie par le feu du ciel de la part de Dieu à la fin des mille ans du règne de Christ (Ap 20.7-10).

 Nous avons du mal à imaginer une fin aussi tragique, aussi horrible, une ruine aussi absolue de Satan, de la Bête, du Faux prophète et des nations rebelles à l’égard de Dieu, et qui subiront tous un jugement éternel dans l’étang de feu et de souffre aux siècles des siècles. Le feu éternel est préparé pour Satan et les anges déchus (Mt 25.41 ; 2Pi 2.4 ; Jude 6). 

10) Le jugement de Dieu devant le Grand trône blanc

Ø     l’existence, le fait et la réalité de ce trône (He 9.27 ; Ap 20.11-15) 

Ø     le juge sur son trône, c’est Christ lui-même (Jn 5.22, 27 ; Ac 10.42 ; 17.31 ; 2Ti 4.1)  

Ø     Le jury près du trône avec 5 livres selon Ap 20.12 :

  Ø     Le livre de la conscience (Ro 2.15)

  Ø     Le livre des paroles (Mt 12.36-37)  

Ø     Le livre des pensées secrètes (Lu 2.35 ;Ro 2.16)  

Ø     Le livre des œuvres (Mt 6.27 ;2Co 11.15 ; Ap 20.12-13) 

Ø     Le livre de vie (Ps 69.29 ; Da 12.1 ; Php 4.3 ; Ap 3.5 ; 13.8 ; 17.8 ; 20.12,15 ; 21.27 ; 22.19)  

Ø     la sanction prononcée pour les personnes jugées devant le trône (Mt 25.41,46). Les tourments éternels n’auront point de fin pour eux (Ap 20.10,14-15).  

11) L’éternité ou les siècles à venir. 

cf Ec 3.11Toutes les dispensations que nous avons parcourues au travers des Écritures auront pour conséquences :  

Ø     La destruction de la présente terre et des cieux qui l’enveloppent :  

Ø     la réalité de cette destruction (Mt 24.35 ; He 1.10-12 ; 2Pi 3.10-11 ; Ap 20.11)  

Ø     la raison de cette destruction (Esa 65.17 ; 1Co 15.25-26)  

Ø     La création de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre (Esa 66.22 ; 2Pi 3.13 ; Ap 21.1)  

Ø     La nouvelle Jérusalem accompagnée du nouveau paradis (Ap 2.7 ; 21.2, 10 ; 22.1-5)

Définition du plan :

(Cause à effet)

  Ø     Responsabilité (Esa 11.3-5 ; Za 14.9,16 ; Ap 5.13). Il s’agit d’obéir à Christ et de l’adorer de tout son cœur. 

Ø     Échec (Ap 20.7-9). Nous assistons ici à la révolte finale de Satan de séduire les peuples après son incarcération dans l’abîme.

  Ø     Jugement (Ap 20.11-15). L’éternité dans l’étang de feu est réservé en priorité au diable appelé Satan, à la Bête et au Faux prophète. Ensuite ce châtiment est réservé à tous ceux qui à travers les âges, ont librement et délibérément rejeté Dieu de leur vie, Jésus-Christ, le Saint Esprit et les enseignements de leur conscience (Mt 25.41,46 ; 2Th 1.8-9 ; Ap 21.8).

Conclusion

Après avoir étudié ces différentes « dispensations » au travers des Écritures, nous ne pouvons qu’exprimer ces paroles contenues dans Jude 25 et Ap 22.20-21. 

6) LA DISPENSATION DE LA GRACE

  

(Jn 1.14, 17)

Introduction

 Elle commence avec Jésus-Christ, son ministère et son œuvre qui implique sa mort et sa résurrection, relatées dans les 4 évangiles et les Actes des apôtres, ainsi que l’envoi du Saint-Esprit à la Pentecôte à Jérusalem pour donner naissance à l’Église, pour aboutir à l’enlèvement de l’Église sur les nuées du ciel lors de l’avènement de Christ pour aller à sa rencontre (Ac 2.1 à Ap 5.14). 

Comme cela a déjà été souligné dans l’introduction concernant les dispensations, il nous semble utile de rappeler qu’une dispensation est un âge ou une période pendant laquelle un certain régime prévaut. En d’autres termes, les dispensations constituent dans leur ensemble une révélation progressive des voies de Dieu à l’égard des êtres humains. 

Au cours de chacune d’entre elles, l’homme est réconcilié avec Dieu par un seul et même moyen, celui de la grâce de Dieu, en vertu de l’œuvre accomplie par Christ à la croix, puis confirmée par sa résurrection d’entre les morts selon 1Co 15.3-4). 

Il faut préciser qu’avant la croix, l’homme était sauvé en prévision du sacrifice expiatoire, propitiatoire, substitutif et rédempteur de Christ, sa foi s’appuyant sur la révélation encore partielle que Dieu lui avait accordée. 

Depuis la croix, l’homme est sauvé uniquement par grâce, par le moyen de la foi en Jésus-Christ (Eph 2.8-9). En Christ, la révélation et la rédemption sont parfaitement accomplies. Note : Par définition, « la grâce de Dieu » est un don gratuit ou une faveur imméritée. En effet, le plus grand cadeau que Dieu a fait à l’humanité est le don de son Fils bien-aimé pour sauver les hommes coupables de leurs péchés.

Naissance de l’Église

 La dispensation de la grâce, appelée celle du Saint-Esprit ou encore celle de l’Église, est celle que nous vivons actuellement (Eph 3.10-11). 

Un nouvel âge ou une nouvelle période est annoncée au cours du ministère terrestre de Jésus selon Mt 13.3-52 sous forme de paraboles, d’allégories ou de métaphores.

 Puis, dans Mt 16.18, Jésus-Christ annonce clairement l’établissement de son Église : Elle sera rachetée par son sang précieux versé sur la croix (1Co 6.20 ; 1Pi 1.18-21) et sera constituée seulement après sa résurrection et son ascension. 

En effet, 3 actes étaient nécessaires pour donner naissance à l’Église :

Ø     sa mort rédemptrice sur la croix en vue de la réconciliation des hommes avec Dieu (Ro 5.10-11 ; 1Co 5.18-20). 

Ø     sa résurrection d’entre les morts pour confirmer son œuvre salvatrice (Ro 4.25 ; Ro 5.1,9). 

Ø     la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte à Jérusalem sur les 120 disciples réunis dans la chambre haute (Ac 2.1-4). 

Signification du mot Église

  Étude du sens étymologique du mot Église qui vient du grec ekklesia : 

Ø     il est de la même racine que le verbe grec ekkaleo. Le préfixe ek signifie hors de et la racine kaleo signifie appeler. Ainsi le mot grecekkaleo veut dire appeler hors de (Jn 17.15 ; Ga 1.4 ; Tit 2.14).

  Ø     concernant le sens historique du mot Église. En effet, pour les grecs ce mot a plutôt un sens politique et non religieux où il s’agit d’une assemblée légale selon Ac 19.39.  

Ø     concernant le sens judaïque du mot Église, le mot employé dans l’Ancien Testament est assemblée qui a le sens religieux selon De 23.7-8 ; 2 Ch 20.5.  

  • Le mot assemblée en hébreu est qahal.

   Ø     concernant le sens chrétien du mot Église, il signifie appelé, séparé et rassemblé d’après Ac 2.40 ; 6.5 ; Ro 8.30.  

Vie de l’Église

  Conformément à la promesse de Lu 24.49 et Ac 1.5, les croyants furent baptisés dans un seul Esprit et formèrent un organisme spirituel vivant comparable à un corps dont Christ est la tête (1Co 12.12-13). D’après l’épître de Paul aux Éphésiens, l’Église est illustrée dans chaque chapitre de la manière suivante : 

  

  

  

  

  

L’Évangile de Christ

  La pierre de touche de la dispensation de la grâce est l’Évangile de Christ, le message de la Bonne Nouvelle du salut de Dieu en Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection d’entre les morts (Jn 19.30 ; Ro 4.25 ; 2Co 5.21). 

  Dans ce sens, cette révélation est plus complète que celle qui a été progressivement accumulée au cours des dispensationsprécédentes. Cette dispensation de la grâce se présente sous 2 aspects principaux : 

Ø     la gravité du péché et de ses conséquences chez tous les humains (Ro 3.23). 

Ø     le caractère unique et parfait du remède divin de Jésus le Sauveur (Ro 3.24-26). 

 Tel est le plan définitif de Dieu en Jésus-Christ en vue du salut de tous les hommes pécheurs qui se repentent de leurs péchés et qui croient à son œuvre rédemptrice (1Ti 2.3-7). 

Privilèges et responsabilités

  Le privilège et la responsabilité des rachetés du Seigneur est de témoigner de leur foi en obéissant à l’ordre de Jésus de prêcher l’évangile jusqu’aux extrémités de la terre (Mt 28.18-20 ; Mr 16.15 ; Lu 24.45-48 ; Ac 1.8).  

 Effectivement, c’est au cours de la dispensation de la grâce que Dieu a choisi des juifs et des païens pour en faire un peuple qui porte son nom selon Ac 15.14. Cela signifie aussi que Dieu ne fait pas de favoritisme puisque nous sommes tous un en Jésus-Christ (Eph 2.14-18 ; Ga 3.26-28). 

Résumé simplifié

  En prenant à dessein l’église d’Éphèse, l’épître de Paul est remarquable par son contenu pour une étude approfondie sur la dispensation de la grâce.

Ø     le plan de l’épître se présente en 2 sections principales : 

Ø     la doctrine de l’Église très détaillée (ch 1-3). 

Ø     la pratique de la vie des croyants mis en valeur (ch 4-6).  

Ø     le contenu de chaque chapitre :  

Ø     Le fondement de l’Église (nous sommes en Christ). 

Ø     La formation de l’Église (nous sommes sauvés par grâce). 

Ø     La vocation de l’Église (nous avons la plénitude en Christ).  

Ø     L’appel et la vocation des chrétiens (nous devons apprendre à marcher dans l’unité). 

Ø     La conduite ou le comportement des chrétiens (la nécessité de la sanctification et être rempli de l’Esprit).

  Ø     La lutte des chrétiens (elle nous révèle le véritable combat de la foi).  

Étudions également la partie doctrinale de l’Église

(Eph ch 1 à 3)

1) L’Église est comparée à un corps (ch 1).

La formation de ce corps (1.1-14).

Ø     le Père en avait l’idée ou la conception (v 1-6). 

Ø     L’Église a été acquise par son Fils (v 7-12). 

Ø     L’Église est enseignée par le Saint-Esprit et marquée de son sceau (v 13-14).

La consécration de ce corps (V 15-23).

  Ø     La gloire de Dieu telle qu’elle apparaît dans ses rachetés (v 15-19).  

Ø     La gloire de Dieu telle qu’elle apparaît dans le Fils (v 20-21). 

Ø     La gloire de Dieu telle qu’elle apparaît dans l’Église (v 22-23). 

2) L’Église comparée à un temple (ch 2).

Ø     ce que nous étions autrefois (v 1-3,11-12). 

Ø     ce que Dieu a accompli (v 4-6).  

Ø     pourquoi Dieu l’a-t-il fait ? (v 7). 

Ø     comment Dieu l’a-t-il fait ? (v 8, 9,13). 

Ø     ce que nous sommes maintenant (v 10,14-22). 

Note : De quelle manière Jésus est-il devenu notre Sauveur ?  

Ø     Par son sang précieux versé sur la croix (v 13).  

Ø     Par sa chair meurtrie ou par l’offrande volontaire de son corps (v 15).

  Ø     Par la croix, instrument de son supplice (v 16)

3) L’Église comparée à un mystère (ch 3).

a) l’explication de ce mystère révélé par Paul (v 1-13).

Ø     Le quand de ce mystère (v 5). 

Ø     La nature de ce mystère (v 6). 

Ø     L’instrument de ce mystère (v 7-8).  

Ø     Le pourquoi de ce mystère (v 10). 

Ø     Le dessein éternel prévu et conçu par Dieu ou encore le projet, la résolution du plandivin (v 11). cf Eph 1.4, 9,11.

b) la supplication de Paul pour l’Église d’Éphèse (v 14-21).

  Ø     L’étendue de l’amour divin (v 15-18). 

Ø     La nature de l’amour divin (v 19). 

Ø     La suffisance de l’amour divin (v 20-21).  

 Note : L’apôtre Paul veut que les chrétiens prennent conscience en vue de leur faire comprendre le sens, la réalité, la valeur et le but des mystères dont l’Église est l’un des plus importants parmi eux. 

Mise en garde en relation avec la « dispensation de la grâce ».

 Le Seigneur Jésus a averti à maintes reprises qu’au cours de cette dispensation dans laquelle le Saint-Esprit édifie l’Église, certains rejetteront l’Évangile, et d’autres prétendant croire en Christ, tout en ayant l’apparence de la piété, deviendront une source de corruption spirituelle pour des croyants de nom, et entraveront par leur comportement, leurs paroles et leurs actes le plan divin au cours de cette période qui aboutira inévitablement à un dénouement dans l’avenir.  

C’est ainsi que ces personnes ouvriront toute grande la porte à l’apostasie (du grec apostasis) qui signifie défection et abandon. Elle est l’action d’abandonner la foi ou la révélation de la vérité contenue dans les Écritures, principalement dans les derniers temps (Mt 13.24-30,34-40,47-49 ; 2Th 2.5-8 ; 1Ti 4.1-2 ; 2Ti 3.1 ; 4.3-4 ; 2Pi 2.1-2 ; 1Jn 2.18-20)  

Comme nous l’avons déjà souligné, la dispensation de la grâce aboutira : 

Ø     par l’enlèvement de l’Église sur les nuées du ciel (1Th 4.15-17 ; 2Th 2.1).  

Ø     suivi par le Tribunal de Christ :    

  Ø     Sa nature (2Co 5.10).

    Ø     Son effet (1Co 3.13-15).

  Ø     Pour aboutir aux Noces de l’Agneau (Ap 19.7-8). 

 Ensuite, tous ces évènements heureux et glorieux pour l’Église seront suivis par :  

Ø     Le jugement de Dieu sur Israël apostat à Jérusalem qui aura accueilli le faux messie, l’antéchrist (Za 14.2 ; 2Th 2.3-4). 

Ø     Le jugement de Dieu sur l’antéchrist à Jérusalem, du peuple Juif incrédule et des nations impies (Da 9.27 ; Za 14.3, 2Th 2.8-12).  

Note : le texte de 2Th 2.8 comporte 2 mots : 1) Éclat (du grec « Epiphaneia » qui signifie apparition, éclat ou splendeur). 2) Avènement (du grec « Parousia » qui signifie arrivée, présence personnelle ou avènement.

Ø     Le jugement de Dieu sur les nations impies venues contre Jérusalem pour l’attaquer (Za 12.9 ; 14.3). Finalement, cette ultime bataille entre nations aura son apogée à Harmaguédon (Ap 19.17-19). 

Ø     Le rétablissement du peuple d’Israël dans l’avenir (Es 49.22-26 / Za 12.6-10). Ø     ils seront jugés (Mat 19.28).

Ø     ils seront libérés de leurs péchés (Eze 36.23-28 ; Za 12.10 ; Ap 1.7).

  Ø     ils seront tous à nouveau rassemblés dans leur pays (Jer 30.3 ; Ro 11.15).  

Enfin, tous ces évènements horribles et bénéfiques à la fois aboutiront après la Grande tribulation par l’avènement du Seigneur Jésus-Christ en puissance et en gloire, accompagné des anges et de son Église, afin d’établir sur la terre son royaume millénaire de justice et de paix (Ro 14.17 ; 1Co 15.24-25). 

Définition du plan

(Cause à effet)

Ø     Responsabilité(Je 1.12-13 ; Ro 8.1-4 ; Eph 2.8-9). Il s’agit de recevoir Christ par la foi et être conduit par l’Esprit de Dieu.  

Ø     Échec (Je 5.39-40 / 2 T 3.1-7). Christ est rejeté par les hommes pour mettre leur confiance dans les œuvres.  

Ø     Jugement (Mt 24.21 ; Ap 6.15-17). La Grande tribulation est réservée aux nations impies et apostates.

Conclusion

 Comme nous venons de le soulignerla dispensation de la grâce qui appartient exclusivement à Christ s’achèvera par une apostasie générale des êtres humains.  

05 LA DISPENSATION DE LA LOI

   (Ex 19.3-8)   Elle part à partir du don de la loi au mont Sinaï pour aboutir à la mort de Jésus sur la croix, sa résurrection d’entre les morts, son ascension au ciel et avant la Pentecôte à Jérusalem (Ex 19.1 à Ac 1.26). 

Par définition, la loi est l’expression souveraine de la volonté de Dieu à l’égard d’Israël son peuple (Ps 19.8-9). cf Ro 12.2.

a)     Dieu va susciter un libérateur : Moïse

Alors que le peuple Hébreu est esclave en Égypte sous le règne de Pharaon. 

Ø     Dieu va instituer la première Pâque avec le sacrifice de l’agneau (Ex 12.1-13 ; He 11.28),

Ø     Dieu, par l’effet miraculeux de sa puissance, fit sortir hors d’Égypte les Hébreux en traversant la mer Rouge pour arriver un peu plus tard au mont Sinaï (Ex 14.29-31 ; He 11.29).

b) La discipline de la loi

(Ga 3.19)

C’est uniquement à cause de leurs transgressions à l’égard des commandements de Dieu que les Hébreux furent placés sous la discipline de la loi

 D’après les Écritures, la dispensation de la loi enseigne plusieurs choses importantes  

Ø     le respect de la sainteté de Dieu (Le 19.1-2) 

Ø     la culpabilité du péché (Ro 3.23)  

Ø     la nécessité de l’obéissance envers Dieu (Ex 15.26) 

Ø     la merveilleuse grâce de Dieu qui sauve le pécheur coupable qui se repent de ses péchés en mettant sa foi dans le sacrifice de Christ (Jn 1.29) dont la loi elle-même en rend témoignage (Ro 3.21). Comme le précise l’Écriture, la loi n’a ni modifié, ni annulé la dispensation de la promesse avec Abram.

b)     Fonction de la loi

  L’une des fonctions principales de la loi était de régler le comportement du peuple d’Israël déjà au bénéfice du sacrifice de l’agneau Pascal selon Ex ch 12.  

Tous les sacrifices sanglants de l’A.T.préfigurent le sacrifice unique de Christ (Ro 4.25 ; He 9.19-22,28).  

De cette manière, la fonction de la loi servait de sauvegarde pour Israël et également de discipline pour son bien (De 6.24). 

Note : Effectivement, jusqu’à ce que Christ vienne, la loi avait pour fonction et pour but de préserver le peuple de son infidélité à l’égard des lois, des commandements, des préceptes, des ordonnances, des statuts, et surtout des promesses de Dieu (Ga 3.24).

 En d’autres termes, la vie du peuple d’Israël au désert, puis dans le pays de la promesse, plus tard dispersé parmi les nations, puis revenu de l’exil, n’est qu’une longue liste de violation de la loi, que ce soit : 

Ø     les commandements, expression de la volonté de Dieu (Ex ch 20)  

Ø     les lois civiles régissant la vie sociale d’Israël (Ex ch 21 à 23)  

Ø     les ordonnances constituant un système religieux (Ex ch 24)  

c)     Caractéristiques de la loi

  Il est utile et nécessaire de garder à l’esprit plusieurs caractéristiques de la loi mentionnées dans toutes les Écritures :  

Ø     l’origine et la source de la loi (Ex 31.18) 

Ø     les instruments choisis en vue de la transmission de la loi : Moïse et les anges (Jn 1.17 ; Ga 3.19) 

Ø     la nature de la loi :

Ø     elle diffère de la grâce (Ro 10.5)  

Ø     elle est sainte, juste, bonne et spirituelle (Ro 7.12,14) 

Ø     elle forme un ensemble et une unité (Jas 2.10) 

Ø     le rôle essentiel de la loi :

Ø     elle déclare tous les hommes coupables (Ro 3.19) 

Ø     elle ne justifie aucun être humain (Ro 3.20) 

Ø     elle ne procure ni la justice ou la vie (Ro 3.21) 

Ø     elle fait abonder l’offense (Ro 5.20)  

Ø     la position du chrétien face à la loi : 

Ø     Il n’est pas sauvé par la loi (Ga 2.21)  

Ø     Il n’est pas soumis à la loi (Ro 8.2) 

Ø     Il n’est pas sous la loi, mais sous la grâce (Ro 6.14) 

Ø     la loi était destinée uniquement à Israël (Ga 3.23) 

Note : la loi exige « tu dois… » 

La grâce donne « tu auras la force de… »Autrement dit : la loi bénit les bons ; la grâce sauve les mauvais

Définition du plan

(Cause à effet)

Ø     Responsabilité (Ex 19.5-8). Il s’agit de garder les commandements.

Ø     Échec (2Ro 17.13-16, 20) Il y a désobéissance à la loi. (Lu 19.41-44). Christ est rejeté par le peuple Juif (Mt 27.22 ; Jn 19.16-19). 

Ø     Jugement (Lu 21.20-24). Israël est dispersé parmi les nations.

Conclusion

 En vérité et en réalité, la loi ne devient plus qu’un moyen d’instruction pour le croyant de la Nouvelle Alliance vivant désormais sous la grâce (2Ti 3.16-17 ; Ga 3.24-25).

Comme nous venons de le voirla dispensation de la loi aboutira à celle de la grâce en Jésus-Christ et de son Église (Jn 1.14, 17 ; Eph 3.10-12).

La dispensation de la loi s’est donc achevée par la crucifixion de Jésus, le seul Sauveur de la part de tous les humains (Ac 2.23-24 ; 3.13-15). 

04 LA DISPENSATION DE LA PROMESSE

    Ou du gouvernement patriarcal (Gen 12.1)   

  Elle part de la tour de Babel pour aboutir au mont Sinaï (Ge 11.10 à Ex 18.27).Par définition, une promesse est une déclaration et une action d’une personne qui s’engage à faire quelque chose ou à donner. Comme nous le savons, Dieu avait déjà fait des promessesantérieurement 

Ø     à Adam (Gen 3.15)

Ø     à Noé (Gen 8.21 ; 9.9). 

La dispensation de la promesse commence et se poursuit à partir de l’appel (ou la vocation) d’Abraham jusqu’à la promulgation de la loi au Sinaï. Ainsi, cette dispensation de la promesse est fondée sur l’alliance de Dieu avec Abraham mentionnée pour la première fois au ch 12.1-3 de la Genèse.  

Puis, elle sera confirmée et étendue avec Abraham, Isaac, Jacob (Israël) les héritiers de la promesse et avec les 12 fils de Jacob formant le peuple d’Israël (Gen ch 12 à 50). Naturellement, il résulte que la bénédiction personnelle de chacun d’eux qui dépend de la promesse inconditionnelle, et aussi de leur obéissance personnelle. D’après Gen 12.1-3, nous découvrons une multiplicité de promesses que nous allons découvrir et examiner en détail : 

a)     L’appel (vocation) d’Abram

(Ge 12.1)

 La révélation de Dieu à Abram est un véritable appel divin qui agit autant sur l’âme, le cœur, l’esprit et la volonté de celui qui la reçoit (Ne 9.7-8), sa conversion (Ac 7.2-4), sa vocation (He 11.8). Par ce moyen, Abram put apprendre à connaître Dieu lui-même. Son appel peut être caractérisé par l’obéissance de la foi

Avant son appel, Abram vivait avec son père Térach à Ur en Mésopotamie. Ils se trouvaient au milieu d’une civilisation évoluée, en pleine expansion, avec un système religieux complexe, comprenant les dieux de la nature, les dieux nationaux et les divinités astrales (Gen 11.31).

 Note ; il existe un contraste absolument saisissant entre la religion des Chaldéens et la foi d’Abram. Abram, son nom signifie père d’élévation

b) Abraham, nouveau nom

(Gen 17.5)

 Signifie père d’une multitude de nations.

Ø     Abraham croyait au Dieu Tout-puissant (Ge 17.1) En hébreu El-Schaddaï

  • Abraham croyait au Dieu éternel (Ge 21.33) En hébreu El-Olam (siècles, âges).

 Ø     Abraham croyait au Dieu Très-haut (Ge 14.22) En hébreu El-Elyon.

Ø     Abraham croyait au Seigneur du ciel et de la terre (créateur) (Ge 24.3) En hébreu El, Eloath, Elohim.

Ø     Abraham croyait au Dieu vivant comme le juste juge administrateur du monde

Ø     (Ge 18.18.25) En hébreu Yahveh Tsidkenu signifie l’Éternel notre justice. 

Ø     Abraham croyait au Dieu unique (Gen 15.6) En hébreu Yahveh signifie digne de confiance. 

Note : La forme composée Éternel Dieu de Ge 2.5 est un tétragramme, avec en hébreu ses 4 consonnes « YHWH ».

b) Dieu fait à Abraham la promesse d’une grande nation

(Gen 12.2)

Il s’agit en premier lieu du peuple d’Israël, les descendants de Jacob, qui reçoivent la promesse de posséder un pays comme héritage (Ge 17.8). En plus, nous découvrons qu’Abraham reçut aussi la promesse d’être père d’autres nations (Gen 17.6, 20).

c) Dieu fait à Abraham une quadruple promesse

(Gen 12.2)

 Ø     il sera le père d’une nombreuse descendance (Ge 17.16)

  • il sera personnellement béni (Ge 13.14-15 ; 15.6) cf Ga 3.14.

 Ø     il sera personnellement honoré (Gal 3.6-9)

Ø     il sera un moyen de bénédiction pour les autres (Ge 12.2). 

Ø      Cette dernière clause de l’alliance s’est accomplie par Israël, devenu l’instrument de la révélation divine (Rom 4.16-18 ; Ga 3.16).

d) Dieu par Abraham, a fait des promesses aussi aux païens (gentils)

(Ge 12.3) 

  • ceux qui honorent Abraham seront bénis par Dieu (Ga 3.6-9).
  • ceux qui maudiront Abraham et sa descendance seront maudits par Dieu (Ge 27.29 ; No 24.9-10).

  

  • toutes les familles de la terre seront bénies en Abraham le croyant (Esa 51.21). Il s’agit de la grande promesse de l’Évangile accomplie par Christ et en lui selon Gal 3.29.

  

  • en tant que chrétiens, nous sommes les descendants spirituels d’Abraham le croyant, et comme lui, nous sommes justifiés par la foi (Ro 4.3 ; 5.1).

a)     Principales étapes de la vie d’Abraham en relation avec sa foi en Dieu

Ø     l’obéissance de la foi (Ge 12.1-4 ; He 11.8)

Ø     l’espérance de la foi (Ge 12.6 ; He 11.9-10)

Ø     l’adoration de la foi (Ge 12.7-8)

Ø     les déviations de la foi (Ge 12.10-20)

  • le désintéressement de la foi (Ge 13.1-18)
  • le courage de la foi en relation avec sa vie spirituelle (Ge 14.1-24)

 Ø     l’attente patiente de la foi (Ge 15.1-6)

Ø     le fardeau de la foi (Ge 15.8-21)

  • les défaillances de la foi (Ge ch 16)

 Ø     l’affermissement de la foi (Ge 17.1-16 ; He 11.11-12)

Ø     l’intercession de la foi (Ge 18.22-23)

Ø     la rémunération de la foi (Ge 21.1-7)

  • le triomphe de la foi (Ge 22.1-10 ; He 11.17-19)

Note : Dieu le Père et Abraham sont les deux seules personnes a avoir offert leur fils en sacrifice :

 Ø     Abraham a offert son fils Isaac en sacrifice sur la demande de Dieu (Ge 22.1-2). 

Ø     Dieu le Père a offert son propre Fils unique en sacrifice pour le péché de l’humanité selon Jn 3.16 ; Tit 2.14.

f) Faits importants mentionnés en relation avec la foi d’Abraham

Dans l’épître de Paul aux Galates

 Ø     la foi d’Abraham (Ga 3.6)

Ø     les enfants d’Abraham (Ga 3.7)

Ø     la bénédiction d’Abraham (Ga 3.14)

Ø     la postérité (ou la semence) d’Abraham (Ga 3.16-29)

  • l’héritage d’Abraham (Ga 3.18)
La dispensation de la promesse

 Comme cela a déjà fait l’objet de cette étude, la dispensation de la promesse nous révèle le plan divin et souverain de Dieu afin d’accomplir par Abraham son dessein envers Israël. Puis fournir en Christ le Seigneur et Sauveur à tous ceux qui croiront.Cela signifie que l’accomplissement final de ce plan repose essentiellement sur la promesse et la puissance de Dieu (Ro 4.20-21). 

Ainsi, la dispensation de la promesse fut momentanément suspendue et non annulée par la promulgation de la loi au Sinaï. Donc, cettedispensation sera inaugurée pouréprouver la fidélité du peuple de Dieu à la vérité divine (Ex 19.2). 

Comme nous venons de le soulignerla dispensation de la promesse aboutira au Sinaï où Dieu va donner la loi au peuple d’Israël qui est en même temps l’expression de sa volonté. 

Définition du plan

(Cause à effet)

  • Responsabilité (Ge 12.1-3, 7). Il s’agit d’habiter dans le pays promis.
  • Échec (Ge 12.10 ; 46.6). Ils ont habité en Égypte.

Ø     Jugement (Ex 1.8-14). Ils sont devenus esclaves en Égypte.  

Conclusion

 La dispensation de la promesse s’est donc terminée par le départ du peuple élu, Israël, loin du pays de la promesse, et finalement par son asservissement en Égypte. 

03 LA DISPENSATION DU GOUVERNEMENT HUMAIN

    (Gen 8.15-16 ; 9.5-7)  

Thème principal

  

La confusion de toutes choses

 (Gen ch 10 à 11) 

Elle part immédiatement après le déluge pour aboutir à la tour de Babel (Ge 8.15 à 11.9). Comme l’indique cette portion de l’Écriture, cette institution commence après le déluge. Noé et sa famille vont se trouver dans un nouveau monde.

  

 C’est précisément ici que Dieu soumet l’humanité à une nouvelle épreuve qui sera le fondement de son alliance avec Noé. Jusqu’ici l’homme n’avait pas le droit d’attenter à la vie d’autrui. cf Ge 4.10-11,14-15,23-24.

Sous ce nouveau régime

Une part des prérogatives divines est conférée à l’homme qui le rend responsable devant Dieu et devant les hommes (Mt 22.21 ; Ro 13.1-2). Il y a donc institution du gouvernement humain, et c’est précisément ici que Dieu établit la condition de l’homme au sein de la société.

Premier rôle d’un gouvernement

  

C’est de protéger la vie humaine, et la vie humaine elle-même se trouve protégée par l’institution de la peine de mort pour meurtre. (Ge 9.5-6). Résister à l’autorité, signifie résister à Dieu qui en est l’auteur. L’homme n’a pas à se venger individuellement d’un meurtre.

  

La seule différence entre la dispensation de la conscience et celle du gouvernement humain, dans le premier cas l’Esprit de Dieu travaillait à l’intérieur semblable à un catalyseur pour freiner le mal, et dans le deuxième cas, une restriction nouvelle et extérieure est instituée que l’Écriture nomme l’autorité du gouvernement civil (Ro 13.3-7).

Définition

  

D’une manière généraleun gouvernement se définit par 3 pouvoirs essentiels

  • Un pouvoir législatif qui consiste à élaborer et établir des lois

  

  • Un pouvoir judiciaire qui consiste à rendre la justice
  • Un pouvoir exécutif qui consiste à appliquer les lois, à l’exécution de la loi.

 Les descendants de la famille de Noé

Avec ses 3 fils, Sem, Cham et Japhet après le déluge (Ge ch 10)

Ø     La liste des fils de Japhet (v 2-5) 

Ø     La liste des fils de Cham (v 6-21) 

Ø     La liste des fils de Sem (v 22-32) 

Ainsi, tous les descendants des 3 fils de Noé sont directement à l’origine des nations qui peuplèrent la terre. Triple contribution des 3 fils de Noé (Ge 10.1, 32) À chacun de ses 3 groupes humains, Dieu a confié des responsabilités particulières, des compétences et des aptitudes nécessaires pour s’en acquitter

Résumé succinct sur les 3 fils de Noé, Cham, Japhet et Sem
  • Avec Cham, nous assistons à la compétence technique qui se trouve en même temps à l’origine du bien-être matériel de l’homme.
  • Avec Japhet, nous assistons à la philosophie appliquée et au développement de la méthode scientifique qui se trouvent être à l’origine du bien-être moral de l’homme.
  • Avec Sem, nous assistons à une grande sensibilité religieuse ou spirituelle, qui est en même temps à l’origine du bien-être spirituel de l’homme.

 Remarque : Comme nous pouvons le constater, ces 3 contributions sont importantes, car aucune société ne peut s’épanouir si l’une d’entre elles insiste exagérément au détriment des autres. Ainsi, cela va créer une sorte d’équilibre entre ces 3 contributions. 

Les descendants de la famille de Noé

Avec ses 3 fils, Sem, Cham et Japhet après le déluge qui peuplèrent la terre avec de multiples nations (Ge ch 11.1-9).

Première constatation : l’arrogance de l’homme

(v 1-4)

Il s’agit de Nimrod, un homme rebelle à l’égard de Dieu, petit-fils de Cham selon Ge 10.8-10. Il fut à l’origine d’un vaste programme de construction de villes qui comportaient des tours astrologiques dans la plaine de Chinear près de Babylone.

  

Ces ziggourats présentaient l’aspect de tours à étages dont la terrasse supérieure servait à l’adoration des divinités païennes. C’est donc au sein de cette civilisation qu’est né les systèmes politiques, économique social, culturel et religieux.

La pratique de l’astrologie (signes du zodiaque), l’art divinatoire, les sciences occultes, la magie et bien d’autres sciences du genre avaient pris de l’ascendant sur les hommes.

Deuxième constatation : le jugement de Dieu au projet insensé de l’homme

(v 5-9)

Pour mettre fin à la première tentative de l’homme pécheur visant à établir un état mondial en opposition à l’autorité divine, Dieu est intervenu en personne pour punir et réprimer cette initiative perverse, et diviser l’humanité en différents dialectes à partir de la langue initiale unique.

Remarque : à cause de son péché, de son orgueil et des ses faiblesses tout en évitant d’être dispersé, l’unité que les hommes recherchent désespérément à maintenir ne peut aboutir qu’à la faillite et ne peut se réaliser en dehors du plan, du dessein et de la volonté de Dieu.

La postérité de Sem

Elle va marquer un important tournant dans les voies de Dieu pour aboutir à Abram (Ge 11.10-32).

En effet, c’est à partir d’Abram lors de sa vocation (de son appel) que toutes les familles de la terre seront bénies en sa postérité (Ge 12.1-3). Comme nous venons de le voir, la dispensation du gouvernement humain aboutira à la fameuse construction de la tour de Babel qui aura comme conséquence immédiate la confusion du langage et la dispersion des hommes sur la surface de la terre.

Définition du plan

  (Cause à effet) 

  • Responsabilité (Ge 8.15-16 ; 9.1,7). Il s’agit de se disperser et de se multiplier.

  

  • Échec (Ge 11.1-4). En effet, les hommes ne se sont pas dispersés.

  

  • Jugement (Ge 11.5-9). Il a comme conséquence la confusion des langues et la dispersion des hommes par Dieu.

Conclusion

Ainsi, la dispensation (ou l’âge) du gouvernement humain s’est terminé par le culte voué au diable, à la tour de Babel.

02 LA DISPENSATION DE LA CONSCIENCE

(Gen 3.6-7)

Thèmes principaux

La corruption de toutes choses

 (Gen ch 3 à 5) 

Elle part de la désobéissance de l’homme et de la femme envers Dieu pour aboutir au déluge (Ge 3.7-6.7). L’homme et la femme ayant péché au commandement de Dieu selon Ge 3.6-7, la promesse initiale de la rédemption leur fut accordée (Gen 3.15).

  

Par définition, la conscience est le résultat de la connaissance vécue du bien et du mal, de la responsabilité qui incombe à chaque être humain, des conséquences de ses actes et de ses paroles, envers lui-même, envers la société, et surtout en priorité à l’égard de Dieu (Ro 2.15)

  

Note : Elle n’a pas une fonction législative, mais judiciaire. À partir du péché de l’homme et de la femme à l’égard de l’ordre spécifique de Dieu selon Ge 2.16-17, cet acte délibéré va marquer une transition entre la connaissance théorique et la connaissance expérimentale du bien et du mal (Ge 3.5-7,22). Ainsi, le péché a fait son irruption dans le monde (Ro 5.12-14).

  

Selon l’Écriture, et par définition, le péché est la transgression de la loi (1Jn 3.4). Le mot hébreu khata signifie ce qui manque le but. En grec hamartia signifie erreur, faux état d’esprit.

 Ainsi, l’homme et la femme par rapport à Dieu sont devenus : 

  • semblables par leur capacité de différencier le bien du mal.
  • dissemblables par leur choix libre et responsable de préférer le mal au lieu du bien.

Comme nous le remarquons, Dieu rend l’homme et la femme moralement responsables, de faire tout ce qu’ils savent être bien et de s’abstenir de tout mal connu, et de s’approcher de Dieu par le sang du sacrifice institué alors en prévision de l’œuvre future et parfaite de Christ

 (Gen 3.15). 

Cette citation a été désignée par la théologie de proto-évangile (ou premier évangile). En effet, ce verset biblique contient une vérité profonde et précieuse.  Il ne présente rien moins qu’une merveilleuse prédiction de la mort et de la résurrection de Jésus le Sauveur sur Satan.

Du point de vue théologique, on pourrait interpréter ce verset de la manière suivante

Il y aura une haine intense entre Satan et Christ. Finalement, Christ écrasera la tête du serpent (de Satan), mais dans la lutte, il sera blessé au talon (Esa 53.5 ; Ro 16.20 ; Ap 12.9 ; 20.2).

Toujours selon Gen 3.15, c’est sur ce fondement qu’est établi l’alliance avec Adam déchu.

Il s’agit maintenant d’examiner les causes et les effets du péché (Gen ch 3).

À cause de sa justice, de sa sainteté et de son amour, Dieu affronte le péché, et il va prononcer 5 jugements

  

1.     sur le serpent (v 14) l’obligation pour lui de marcher sur son ventre et de manger la poussière

2.     sur Satan (le diable) (v 15) recevoir une blessure fatale à la tête.

3.     sur la femme (v 16) les souffrances de l’accouchement et de l’assujettissement à l’homme.

4.     sur l’homme (v17) le travail pénible et fatiguant.

5.     sur la nature (v18) environnement hostile avec l’apparition de chardons et de broussailles.

b) A cause de sa justice, de sa sainteté, de son amour et de sa grâce, Dieu vient au secours du pécheur, et il lui offre 4 moyens de grâce

  • En cherchant d’abord l’homme (v 9 et 11) en l’amenant à penser sur sa relation avec Dieu et à réaliser les conséquences de son acte.
  • en cherchant la femme (v 13) en l’amenant à réfléchir sur les raisons de son acte.
  • en leur promettant un Sauveur (rédempteur) (v 15) première prophétie qui révèle « l’œuvre rédemptrice » accomplie par Christ sur la croix, afin de sauver les êtres humains de leurs péchés (Je 19.30).
  • en revêtant l’homme et la femme d’habit de peau (v 21) acte accompli par Dieu leur permettant d’être couvert par sa justice et ouvre la voie du pardon par un premier sacrifice. cf Heb 9.22.

En chassant l’homme et la femme du jardin d’Éden (v 24) et en se référent aussi au v 22, nous comprenons mieux la raison pour laquelle Dieu les chassa du jardin d’Éden. Seul Christ est venu pour nous ouvrir le paradis de Dieu (Ap 2.7 ; 22.2, 14,19).

Le martyr d’Abel par Caïn son frère (Ge 4.1-15) nous découvrons ici le premier meurtre commis par l’homme à l’égard de son semblable.

  

  • Caïn est le type même de l’homme naturel (psychique) terrestre. La conception de sa religion ignore la véritable conviction de péché et tout besoin d’expiation. En présentant son offrande à Dieu avec le produit de son travail, il cherche à s’approcher de Dieu par ses propres efforts. Ne recevant pas l’approbation de Dieu sur son offrande, pris d’un accès de colère il se venge sur Abel et le tue.
  • Abel est le type même de l’homme spirituel. En offrant un agneau, son sacrifice impliquant l’effusion du sang expiatoire, est à la fois la confession de son péché et l’expression de sa foi en l’intervention d’un substitut (He 11.4).
  • la civilisation de Caïn (Ge 4.16-24) civilisation matériel se développera par une vie citadine et pastorale tout en développant les arts et l’industrie. Cependant, nous voyons que Dieu est systématiquement écarté des pensées de Caïn.
  • la naissance et la famille de Seth (Ge 4.25-26). En effet, Seth est remplacé d’Abel tué par son frère Caïn, et c’est à ce moment-là qu’on commença à invoquer l’Eternel.
  • Hénoc l’un des descendants de Seth (Ge 5.23-24 ; He 11.5) avec lui, nous suivons la lignée spirituelle, celle de la foi au Dieu vivant et vrai.

La condamnation de toutes choses

(Ge ch 6 à 9)

a) La situation morale avant le déluge

(Ge ch 6) 

  • augmentation de la population (v 1)
  • déploiement d’une grande activité satanique (v 2)
  • humanité dépravée, d’une grande méchanceté sans précédent (v 5 et 11)
  • à cause de cet état de chose, Dieu regretta d’avoir créé l’homme et son cœur en fut profondément affligé (v 6)

Le salut offert aux hommes à travers le déluge

  (Gen ch 7 à 8)  

  • Noé qui a trouvé grâce aux yeux de Dieu lui ordonne de construire une arche en bois de gopher offrant toute sécurité (Ge 6.8-9,13-14)
  • Noé et l’arche qu’il construisit (Ge 6.15-16) dont le but est double :
  • pour la conservation de la famille de Noé
  • pour être un témoignage envers le monde de son époque (He 11.7)
  • Noé entre dans l’arche avec sa famille afin d’être épargnés par le jugement du déluge (Ge 7.1)
  • Noé et sa famille sortent de l’arche (Ge 8.18) et Dieu promet de ne plus envoyer le déluge (le plus grand cataclysme du monde) (Ge 8.21-22)

La tragédie après le déluge avec la famille de Noé

  

  • Dieu donne l’ordre à Noé et à sa famille d’être fécond et de remplir à nouveau la terre (Ge 9.1-7)
  • Noé et son péché apparaît en s’enivrant du produit de sa vigne et se découvrit sous sa tente (Ge 9.20-21)
  • Les 3 fils de Noé font le constat de sa nudité sous sa tente (v 22-24)
  • la prophétie de Noé consiste à prédire l’avenir matériel et spirituel de ses 3 fils et de leurs descendants (v 25-27).

Définition du plan

(Cause à effet)

  • Responsabilité (Ge 3.5-7, 22 ; 4.4) Elle consiste à faire le bien et à offrir un sacrifice sanglant
  • Échec (Ge 6.5, 11-12) La méchanceté s’est accrue et devenue démesurée
  • Jugement (Ge 6.13 ; 7.22-24) Le déluge est devenu universel.

     

Conclusion

Ainsi, la dispensation (ou l’âge) de la conscience s’est terminée par la corruption généralisée au sein de l’humanité. L’ancien Testament raconte comment Dieu dans sa grâce traite la nation d’Israël et les pécheurs Le Nouveau Testament raconte comment dans sa grâce, Dieu traite l’Église et les pécheurs

01 LA DISPENSATION DE L'INNOCENCE

Catégorie parente: Etudes Bibliques

Publié le mercredi 25 mars 2009 00:06

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01 LA DISPENSATION DE L'INNOCENCE

 (Gen 1.27) 

Thème principal

LA CREATION DE TOUTES CHOSES

  

(Gen Chap 1 à 2)

Elle part de la création de l'homme et de la femme pour aboutir à la chute (Ge 1.26 à 3.6). D'après Gen 1.27, l'image de Dieu en 1'homme signifie qu'il a été créé innocent, saint, juste et intègre, dans un environnement parfait et adapté à sa nature, soumis à une seule épreuve et averti des conséquences d'une désobéissance éventuelle (Gen 2.16).

Remarques : D'après les Écritures, la création de l'homme et de la femme est 1'apogée de l'œuvre créatrice de Dieu (Gen1.27). D'après Gen 1.26 cette ressemblance à Dieu se voit dans la suite du récit où l'homme et la femme sont des êtres doués de raison, ayant un sens moral (pouvant comprendre le commandement de Dieu et y répondre), responsables (dominant sur la nature), sociaux étant capables d'aimer et d'être aimés), spirituels (trouvant le plein épanouissement dans la communion, la connaissance et le respect de leur Créateur. En vérité, là est leur valeur et leur dignité.

  

Étudions en détail cette image de Dieu dans l'homme :

a)     Dieu a créé l'être humain avec la faculté de choisir librement ou de se déterminer et cela le rendra responsable suivant son choix

  

Comme Dieu, bien que limité, l'être humain est doté :

  

  1. de créativité (Gen 2.20)

  

  1. d'intelligence et de connaissance (Gen 2.19-20)

  

  1. de volonté (Gen 2.6)

  

  1. de la capacité d'apprécier et de choisir (Gen 2.17)

  

  1. de la capacité d'aimer (Gen 2.24)

  

  1. de la pensée de l'éternité (Gen 2.17). En faisant la comparaison avec Ec 3.11, la compréhension théorique du sens de la mort suppose la notion de l'éternité.

  

  1. d'autorité sur la création (Gen 1.28b)

  

b)     Dieu accorde plusieurs privilèges à l’homme.et à la femme

  

  1. Il leur permit d'être en communion avec leur Créateur (Gen chap. 2)

  

  1. Il leur laissa la liberté de s'attacher à Dieu ou de s'éloigner de Lui (Gen 2.16-17).

  

  1. Cela signifie que Dieu n'oblige pas, ne contraint pas, n'écrase pas sa créature par sa toute puissante majesté.

  

  1. Il leur accorda une âme qui ne peut être anéantie (Gen 2.7) et un corps destiné à vivre éternellement (Gen 2.9a ; 3.22)

  

  1. Il les bénit, exprimant la bénédiction qui devait les accompagner (Gen 1.28a)

  

  1. Il prit soin d'eux et leur accorda un environnement agréable et adapté pour y vivre heureux (Gen 2.8-9)

  

  1. Il leur donna des responsabilités en leur confiant l'administration de la terre (Gen 2.15)

  

  1. Ils ne sont pas les propriétaires, mais seulement les gérants.

   

c)     La relation de Dieu avec l'homme et la femme dans leur situation

En créant l'un et l'autre libres, et pour qu'ils puissent exercer cette liberté, Dieu place dans le jardin d'Éden l'arbre de la vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Gen 2.8-9). En grec xùlon (traduction : « arbre », signifie « bois ») 1Pi 2.24.

  

Ainsi, en donnant à l'homme et à la femme la capacité de choisir librement, Dieu les avertis des conséquences de leur choix. En réalité, il ne s'agit pas pour eux de manger ou de ne pas manger le fruit défendu, mais de demeurer en communion avec le Dieu d'amour dans une relation réelle et intime avec Lui.

d) L'épreuve de l'homme et de la femme se manifeste en plusieurs étapes

Selon Ge3.1-5

  • d'écouter des calomnies du serpent contre Dieu (v.1)

Ø     de douter de la parole, de la bonté et de l'amour de Dieu (v.2-5)

  • de regarder ce que Dieu à défendu (v. 6a) le fruit lui est apparu digne de convoitise.
  • de convoiter ce que Dieu à interdit (v. 6a) cf Ex 20.17 ; Jas 1.14-15.
  • de désobéir délibérément au commandement de Dieu (v.6b) cf Ge 2.16-17.

Note : En d'autres termes, la tentation du serpent (Satan) amena l'homme et la femme

  • à désirer avoir ce que Dieu avait spécialement interdit (être égal avec Dieu)
  • à connaître ce que Dieu n'avait pas révélé (connaissance du bien et du mal)
  • à devenir ce que Dieu n'avait pas l'intention qu'ils deviennent (autonomie de décision)

Finalement, cette dispensation de l'innocence se termina par l'expulsion de l'homme et de la femme du jardin d'Éden (Gen 3.24)

Définition du plan

(Cause à effet)

  • Responsabilité (Gen 1.26-28 ; 2.15-17), Elle consiste à obéir au commandement de Dieu.
  • Échec (Gen 3.1-6) En cédant à la tentation (par la convoitise) ils ont mangé le fruit interdit.
  • Jugement (Gen 3.7-21) Les conséquences de leurs actes amenèrent la malédiction, la souffrance, la mort spirituelle qui sera suivie de la mort physique.

Conclusion

  

La dispensation (ou l'âge) de l'innocence s'est terminée par la désobéissance délibérée et volontaire de l'homme et de la femme, Adam et Ève à l'égard du commandement de Dieu.

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